Trois nouveaux territoires protégés à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson

Le 15 décembre dernier, l’Institut des territoires a procédé à la mise en conservation de 3 nouveaux territoires situés à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson dans les Laurentides, totalisant 45,7 hectares (près de 5 000 000 de pieds carrés).

Tout d’abord, un site naturel de 4,3 hectares situé en bordure de la rivière Doncaster a été protégé, permettant ainsi d’enrichir un ensemble déjà conservé de plus de dix hectares. Cette conservation est rendue possible grâce à la générosité de la famille Brown, qui a cédé le terrain à l’Institut des territoires dans le cadre du Programme de dons écologiques. L’organisme de conservation en assurera l’intendance et la surveillance à perpétuité. « Par ce don écologique, notre famille est fière de protéger un milieu naturel précieux et de participer à l’enrichissement de la biodiversité et du patrimoine de notre région pour les prochaines générations », ont mentionné Gerald Brown et Anouka Brown.

Ce premier site est composé à 97 % de milieux humides, incluant une tourbière ouverte minérotrophe, une tourbière boisée, un marécage arborescent et un marécage arbustif. Ces habitats abritent une flore variée et précieuse, et accueillent plusieurs espèces fauniques, dont le grand héron. « Ce don vient renforcer un noyau de conservation dans une zone où les milieux humides et forestiers jouent un rôle clé pour la biodiversité et la résilience climatique », souligne Isabelle Marcoux, géographe et cofondatrice de l’organisme.

Situé à moins de 300 mètres de l’aire protégée Naya Isha Ama Adahy (un don écologique réalisé par Claire Tremblay et David Billeter), ce nouveau territoire consolide la connectivité écologique de terres privées et publiques, et s’inscrit dans une zone identifiée comme prioritaire pour la région des Laurentides. D’autres projets de protection sont en cours de développement dans ce périmètre stratégique.

Les deux autres territoires ont été protégés par la mise en place de servitudes de conservation forestières. Il s’agit d’un mécanisme qui permet de restreindre les usages sur les terrains (par exemple, on ne peut pas y faire de construction résidentielle) et qui encadre les pratiques d’aménagement forestier de manière à préserver les écosystèmes qui s’y trouvent. La servitude de conservation est donc un outil qui permet de demeurer propriétaire de son terrain, tout en assurant sa protection perpétuelle.

Le premier territoire protégé par servitude appartient à Martin Charest et couvre une superficie de 33,7 hectares. Les terrains protégés incluent plus de la moitié des rives des lacs Racette et Goulet. Le territoire comprend 22 espèces d’arbres et d’arbustes différentes, ainsi qu’une quarantaine de plantes herbacées différentes. En plus d’offrir un habitat à une grande variété d’espèces fauniques, la protection de ce territoire contribue au maintien de la qualité de l’eau et garantit que ces paysages naturels resteront intacts pour les générations futures. « Protéger ce territoire par une servitude de conservation est un geste accessible et concret pour la biodiversité et la qualité de nos lacs — une évidence pour moi. La santé de la forêt et la pérennité de mes terres, tout comme celle de notre planète, me préoccupent. Chaque parcelle préservée compte : j’invite les propriétaires de la région à faire leur part », indique Martin Charest.

Le deuxième territoire protégé par servitude appartient à Anne Beaudry et Julien Dubuc. D’une superficie de 7,7 hectares, ce territoire borde également le lac Racette permettant ainsi, grâce à cette action de concertée avec son voisin M. Charest, de protéger à perpétuité la presque totalité des rives de ce plan d’eau. « Merci à notre voisin de nous avoir fait découvrir l’Institut des territoires et ses programmes de conservation. C’est un réel bonheur de pouvoir contribuer à préserver notre cher petit lac et un réconfort profond de savoir qu’une parcelle de vie sauvage pourra continuer à prospérer bien à l’abri et pour toujours. » a mentionné Anne Beaudry.

Pour assurer l’intendance à long terme de ces territoires, l’Institut des territoires versera également un don en dotation chez Philanthropie Laurentides, garantissant le financement perpétuel des charges liées à la gestion et à la défense des sites.